À Siquijor sous la pluie ...

10 janvier 2017

Que faire par temps de pluie à San Juan, Siquijor ?

9 janvier
Voilà ... cela fait près de cinq jours que nous sommes arrivés à Siquijor (plus précisément San Juan) et ... cela fait près de cinq jours que nous essayons en vain de passer entre les fines gouttes d'une pluie fraiche et entêtante ... 
Pourtant, ici à San Juan, tout est apparemment réuni pour passer un séjour idyllique : la longue, très longue plage de sable fin, des bungalows à même la plage, des sites de snorkeling à deux pas du rivage, quelques petits restaurants, deux trois endroits où boire un verre, et des gens au sourire contagieux mais ...


... mais la pluie ne cesse pas ! ... et de pleuvoir, il ne va apparemment pas arrêter de si tôt : il semblerait qu'une énième dépression se rapproche du sud des philippines et on lui aurait même donné un petit nom ... et quand on commence à donner des petits noms aux dépressions en formation,  et bien ce n'est jamais un très bon signe ...

Du coup, on se trouve des activités compatibles avec le temps. Et quand on vit en Belgique, ce n'est pas deux trois jours de pluies qui nous font peur ! Le premier jour, nous avons casé une énième petite dispute ... le temps est capricieux, pourquoi pas nous. Il y a de l'orage dans l'air, et, à l'image du temps : nous sommes à tour de rôle d'humeur maussade à tendance orageuse, avec risque d'averses imprévisibles ... et de rafales de vent "c'est ça parle à ma main" ...

Ensuite, nous avons commencé à regarder San Juan d'un autre oeil : grande plage de sable fin, eau cristalline, tourisme en saine évolution, pas de déchéance, bonne humeur ambiante, la vie qui coule tranquillement, des grottes, des cascades, du mysticisme, la nature, ile parfaite pour le vélo ... "et si on s'informait sur la disponibilité de terrains ici ?" "Et c'est ainsi parti pour la recherche". Tout en se documentant sur les démarches pour ouvrir une société, nous enfourchons nos vélos à la chasse de pancartes "lots for sale". Le temps de parcourir San Juan d'un bout à l'autre (quelques kilomètres), monsieur Ariel, rencontré sur la route, nous faisait déjà visiter son terrain ... s'en suivent d'autres Philippins, qui, ayant entendu parlé de notre recherche, nous proposent des terrains un peu partout sur l'ile, de tous prix et de toutes tailles ... Il y a monsieur Daladier, puis le chef cuisto Allan qui nous a vu parler avec monsieur Daladier avec qui il s'est empressé d'échanger sur l'objet de sa visite, un ami de monsieur Allan à qui monsieur Allan a parlé de notre recherche, de nouveau monsieur Ariel qui revient vers nous avec la proposition de son cousin, son voisin, son oncle, puis de nouveau monsieur Daladier, puis de nouveau monsieur Allan, puis un autre ami de monsieur Allan qui nous contacte par sms ... BREF : quelques heures de recherches pour deux jours chargés en sms de toute part, coups de fils à pas d'heures (avant le réveil !) et visites à notre hôtel !!!!  Très vite nous nous sentons un peu oppressés, mais réussissons néanmoins à dresser une échelle de prix pour divers emplacements à San Juan. Nous comprenons aussi qu'il y a une grande offre de terrains encore maintenant. Qu'il pourrait être donc relativement facile d'en trouver un. Et que la priorité est donc à présent à la création d'une corporation...

Le temps gris et pluvieux nous a également permis de faire de belles balades à vélo : utiles (car elles nous ont permis de connaitre les environs) et sportives : l'état des routes, loin du grand axe, est en effet médiocre (ou en version positive : "la vache quels beaux chemins pour vtt"), et les dénivelés sont généreux ... De plus, ces balades sont belles et dépaysantes : nous sommes seuls dans une nature que nous n'avons pas l'habitude de voir : palmiers, sur fond de mer d'un côté, et de montagnes verdoyantes de l'autre ...


Nous avons quand même eu une matinée de beau temps ... que nous n'avons pas oublié d'immortaliser ...

tiens, l'appareil souffre un peu de décalage horaire ... 


Ce matin, après la pluie, nous décidons d'enfourcher nos vélos : nos jambes nous démangent et il nous tarde de découvrir le reste de l'ile, avant de revenir à San Juan et la vivre sous le soleil (on l'espère). Et puis, nous sommes un peu fatigués des visites de terrains, des coups de fil et offres en tout genre ... ça nous fera des vacances ... nous avons à peine fait dix kilomètres que nous nous arrêtons pour jeter un oeil sur un terrain dont on nous a parlé ... qu'un monsieur s'arrête à notre hauteur ... demande s'il peut nous aider ... malheur ! Nous lui précisons que "non merci, on vient juste voir un terrain dont on nous a parlé" ... "aaaah!" nous répond-il. Nous croyons percevoir une petite étincelle dans ses yeux ... "mais je peux vous aider, j'ai beaucoup de connaissances dans ma famille qui ont des terrains "... Ah bon ??! SANS BLAGUE !!!!





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