Du côté de Larena ...

13 janvier 2017

Larena

Nous n’avions pas spécialement prévu de nous arrêter à Larena. Et c’est lorsque l’on ne s’attend à rien que l’on est le plus surpris … 



À la ville de Larena, nous y arrivons le 10 janvier en fin de journée, un peu fatigués par le soleil, par la vingtaine de kilomètres bien chargés et les petites côtes pour arriver au centre ville. Nous étions loin d'imaginer tomber sur une petite ville. En effet, vu l'inexistant « centre ville » de San Juan, principale destination touristique de l’île; et la minuscule capitale Siquijor, nous sommes étonnés d’arriver à Larena et de voir ses rues bordées d’échoppes, de cantines, de maisons, de passants ... Il y a des banques, un marché public, des échoppes de vêtements, des pharmacies, …Le tout sur près de quatre rues principales ! Nous croisons beaucoup d'habitants, et, particulièrement, des étudiants. Nous apprendrons plus tard qu’il y a beaucoup de pensionnaires qui viennent y étudier. Larena est une petite ville très agréable et animée. À la tombée de la nuit, les habitants et les étudiants se pressent devant les cantines pour acheter de quoi manger. Puis, aux alentours de neuf heures, tout se calme, les rues se vident, la ville s’endort ... 


D’un point de vue de l’accueil touristique, la ville ne semble pas habituée au tourisme. Il n’y a pas une grande offre d’hébergements. À peine quelques établissements, sans trop de charme, proposent des chambres : le sunporch bed and breakfast (1er prix : chambre double airco, sdb et wc partagés : 600P), le southtown (800P), le vieuwpoint guesthouse (900P), et la white house (1500P). 

S’y promener, le temps d’une soirée et d’une matinée, est un petit voyage dans le voyage. Surtout si l’on vient de San Juan. En effet, Larena dépayse : pas de tourisme, pas de resort, elle est l’opportunité de se glisser dans la vie philippine et de déambuler dans une animation différente de celle du bord de mer en tongues et pareo … Arrêtez-vous dans l’une de ses nombreuses cantines au bord de la rue. Le choix de mets y est bien grand, les prix sont minuscules (comptez 50 P/personne) et l’ambiance y est conviviale. Vous y passerez également pour vous ravitailler ou pour vous perdre dans ses nombreuses petites boutiques, comme partout aux Philippines, chaque petite échoppe est en effet une vraie caverne d'Ali-baba...






Où manger à Larena : le little Mol Mol

Rencontre de Thomas du little Mol Mol

La nuit était tombée depuis près de deux heures. Nous étions déjà repus par les plats d’une mamie d’une des cantines de rue et nous nous baladions pour essayer de vivre les dernières heures éveillées de la petite ville. Notre attention est attirée par une rue à notre gauche, un peu plus calme, rangée, résidentielle peut être... nous l’empruntons et nous découvrons qu’il existe un restaurant dans la ville : une grande terrasse, le mobilier tout en bois, pas mal de tables, quelques touristes … " tiens tiens, on nous aurait caché quelque chose ..." … nous nous avançons un peu plus loin et tombons sur un autre restaurant : une pizzeria ! Petite structure au charme suranné. Repus, nous ne considérons pas de nous arrêter mais notre regard est comme aimanté par l’endroit à l'apparence si accueillante.
Nous avançons nous avançons, le regard scotché sur cette charmante terrasse illuminée de guirlandes, jusqu’à faire demi-tour … rebrousser chemin pour nous y arrêter boire un verre. On nous accueille avec un « bonjour ! » enjoué ! Nous faisons alors la connaissance de Thomas … qui nous raconte son histoire en sirotant un pastis !!!! Thomas a débarqué aux Philippines après de nombreux voyages en Asie. Travaillant en France en tant que saisonnier, il pouvait couper l’année en deux : l’une de boulot et l’autre de découvertes … Arrivé aux Philippines, il tombe amoureux (tiens tiens ... ça nous rappelle quelque chose ...). Et à partir de là, s’enchainent les opportunités pour un changement radical … De pizzaiolo en France, il devient pizzaiolo aux Philippines pour l’un des établissements de Sandugan : le Mol Mol restaurant. Et de pizzaiolo pour un établissement, il en ouvre un … un peu plus loin, dans la ville de Larena : le little Mol Mol. " Quel effronté : cette petite ville au tourisme minime!". Thomas parie et, au bout d’un an et demi … il s’est déjà fait une petite réputation : l’on vient de Larena, l’on vient de Sandugan … l’on vient même de San Juan !!! Au fur et à mesure que nous parlons, des voitures s’arrêtent pour venir récupérer leur diner … ça sent bon, on serait presque tentés … mais nous nous contentons cette fois-ci du chaleureux accueil et de l’échange qui ouvre des possibles sur un changement d’horizon. C’est ainsi, qu’assez naturellement, nous lui disons « à bientôt » ! et on se promet que la prochaine fois, on en goute de ses pizzas !! 
avec Thomas et sa petite famille

Sandugan

Notre surprise de ce côté-là de l’île ne s’arrête pas à la découverte de Larena. En effet, nous prenons la route le lendemain pour nous avancer et aller voir à quoi ressemble la plage de Sandugan, quelques kilomètres plus loin : cinq kilomètres de sympathiques petites montées et descentes, le long desquelles la mer joue à cache-cache avec nous. Nous attendons, comme à San Juan, que la mer finisse par nous apparaitre, entre les resorts qui longent la route ; mais à Sandugan, la national highway ne passe pas tout à fait le long de la cote. Pour accéder aux hôtels, guesthouses et autres resorts, nous devons en effet emprunter des chemins de cailloux et de terre et s’enfoncer dans un paysage plus rural. Ici, le tourisme n’a pas sculpté le littoral, il est venu s’y intégrer, discrètement, ou il a pu. C’est ainsi que pour accéder au kiwi dive resort, nous slalomons entre les pierres, nous saluons les habitants sur le chemin, nous laissons passer un monsieur qui promène ses vaches et ses veaux, nous traversons un paysage où la nature a le dessus : palmiers, étendues d’herbes, terrains …et que seuls quelques cahutes, maisons, hôtels, et trois restaurants ont foulé…
sur le chemin vers le Kiwi dive resort ...

Le Kiwi dive resort à Sandugan

Le kiwi dire resort est un petit havre de tranquillité : avec son restaurant et quelques bungalows face à la mer, d’autres bungalows plus en hauteur plongés dans la verdure, son personnel bien sympathique, et la mer en face qui cache de très beaux et colorés jardins de coraux. Nous y avons élu domicile pour deux jours.
notre petite maison - 590 P/nuit avec cuisine 
coucher de soleil sur la plage à Sandugan
le Tobby de Sandugan beach
Nous pressentions quelque chose de différent, mais étions loin d’imaginer que nous allions nous sentir si bien ici. Et pourtant, le temps n’est toujours pas au rendez-vous ! Le vent et la pluie nous accueillent le jour de notre arrivée et la pluie se déchaine l’après-midi du deuxième jour … et pourtant, nous nous sentons bien … et apaisés … à la veille de reprendre la route, nous sentons que le reste de l'ile de Siquijor nous réserve encore de belles surprises …


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